Alain Dejammet

L’Archipel de la

gouvernance mondiale 

(juillet 2012)

L'expression est si répandue que l'on ne s'étonne plus de l'usage d'un mot. gouvernance », ignoré de notre vocabulaire il y a un demi-siècle. Mais à peine s'est-on habitué à voir les dirigeants de 7 à 8 grands pays industrialisés (G7 puis G8) se réunir pour décider de la « gouvernance des affaires économiques du monde, que surviennent d'autres Sommets rassemblant, cette fois, 20 États du Nord comme du Sud, vieilles puissances comme jeunes émergents, fiers de leurs populations et de leurs richesses. Ces aréopages restreints et donc réputés sérieux ne peuvent-ils être tentés, au-delà de leurs réflexions sur les finances, la monnaie, le développement, de prendre en main la conduite de notre globe? Est-il possible d'imaginer l'édification d'une nouvelle structure internationale couronnée par cet étroit groupe de 20 chefs d'État, épaulés par les directeurs des grandes organisations internationales et flanqués, pour la bonne règle, du Secrétaire général de l'ONU ? 

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