Emmanuel Decaux

Vice-Président de l’Association française pour les Nations Unies (AFNU), Président de la Fondation René CASSIN – Institut international des droits de l’Homme, Président de la Cour de conciliation et d’arbitrage de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE).

Agrégé de droit public, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, Emmanuel Decaux est professeur émérite de l’Université Panthéon-Assas Paris II, où il a dirigé le Centre de recherche sur les droits de l’homme et le droit humanitaire (CRDH) puis l’Ecole doctorale droit international, droit européen, relations internationales et droit comparé. Auparavant il a été en poste à l’Université du Maine et à l’Université de Nanterre, où il a été codirecteur du CEDIN. Il a également enseigné à Sciences Po, à l’Institut Cassin de Strasbourg, à l’Institut des hautes études internationales de Genève, etc. il a été directeur de recherche à l’Académie de droit international de La Haye en 1988 et a fait en 2008 un cours sur Les formes contemporaines de l’esclavage (Brill, 2008). Il a été secrétaire général de la Société française pour le droit international (SFDI) pendant 6 ans et a siégé de nombreuses années au sein de son Conseil. Il est membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) depuis 1992.

E. Decaux a publié de nombreux ouvrages sur le droit international, notamment un manuel de Droit international public (12°ed, avec Olivier de Frouville, Dalloz, 2020) et un recueil Les grands textes internationaux des droits de l’homme (Doc fr. 2° ed, 2021). Il a également dirigé un commentaire collectif du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (Economica, 2011),  complété par un commentaire du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (id, 2019). On trouve une bibliographie complète dans les Mélanges qui lui ont été récemment remis Réciprocité et universalisme, Mélanges en l’honneur d’Emmanuel Decaux (Pedone, 2017).  

Ses activités dans le cadre des Nations Unies concernent essentiellement les droits de l’homme. Il a siégé au sein de la Sous-Commission des droits de l’homme, d’abord comme suppléant de Louis Joinet de 1996 à 2002, puis comme titulaire de 2002 à 2006.  Dans ce cadre il a été rapporteur sur la question de l’administration de la justice par les tribunaux militaires et a participé au groupe de travail sur les communications. A la suite de la réforme de 2006, il a été élu membre du Comité consultatif du Conseil de droits de l’homme où il a été rapporteur du projet de Déclaration des Nations Unies sur l’éducation et la formation aux droits de l’homme adopté par l’AGNU en 2011. En 2012, il a été élu membre du Comité des disparitions forcées qu’il a présidé 5 ans et où il  a siégé pendant 2 mandats. A ce titre il a été président de la réunion des présidents d’organes conventionnels dans le domaine des droits de l’homme à San-José de Costa-Rica en 2015.